Projet 2016 • 2017

Dans les Pas de Picasso, ou comment l’identité et la culture populaire nourrissent la création artistique, artisanale et industrielle.

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Objectif général du projet
Dans la continuité du projet pédagogique 2015/16 et pour aller plus loin dans la démarche, cette année, la classe de terminale STD2A poursuivra ses apprentissages artistiques et technologiques à travers des créations historiques et contemporaines du design international, tout en développant des projets originaux emprunts de l’identité et de la culture populaire de Mayotte et de l’Océan Indien.

Cette démarche fait référence à l’oeuvre pluridisciplinaire de Picasso, que la classe sera amenée à découvrir lors d’un voyage culturel et linguistique du 2 au 18 mai 2017. Un périple, intitulé « Dans les Pas de Picasso… », de l’Océan Indien à la Méditerranée, de Marseille à Barcelone, en passant par Madrid et Paris.
Avec la participation du professeur d’espagnol, Philippe Vachey et du professeur d’anglais, Pilar Rovira.

En effet, artiste majeur et incontournable de l’histoire des arts du XXe siècle, Picasso accorde un vif intérêt et une curiosité avant-gardiste aux métiers d’art et aux techniques artisanales. C’est ce qu’a voulu mettre en valeur «Un génie sans piédestal, Picasso et les Arts et Traditions Populaires», l’exposition temporaire du Mucem présentée l’été dernier. A cette occasion, il est rappelé combien Picasso et Georges Henri Rivière, fondateur et directeur du musée des arts et traditions populaires de 1937 à 1967 à Paris, ont entretenu une grande complicité dès les années 30, dans l’intention de proposer des passerelles entre « culture populaire » et « culture savante » et de mettre en exergue les caractéristiques historico-culturelles de l’objet. De quoi réconcilier les arts plastiques et les arts appliqués et de proposer aux élèves de STD2A une large ouverture sur la création, aussi bien artistique, artisanale et industrielle.
Dans tous les cas, l’oeuvre ou l’objet créé ne peut recueillir l’attention, voire la réaction, de son public que s’il est porteur de sens. C’est ce que nous enseigne Picasso à travers ses multiples références puisées dans ses origines.
Ainsi, ses thèmes fétiches abordent : les coiffures et les costumes traditionnels ; la musique par le motif d’identité hispanique qu’est la guitare ; le cirque comme événement de rassemblement populaire ; la tauromachie, motif iconique de l’Espagne décliné tout au long de son œuvre ; le jeu en rapport à son enfance puis celle de ses enfants ; la colombophilie, une tradition prégnante en Espagne…
Puis les techniques nourrissent ses recherches et provoquent des aventures partagées avec des artisans ou des ateliers : le bois, de sa rencontre avec Paco Durrio qui lui a fait découvrir les bois gravés et ciselés au couteau par les bergers basques (« l’art des bergers ») ; la céramique aux ateliers de Vallauris, un essai de production artistique revendiquée comme populaire par l’artiste engagé ; l’orfèvrerie près d’Aix en Provence avec François Hugo ; la linogravure transmise par Hidalgo Arnéra, une technique d’impression que Picasso bouscule avec toutes les audaces ; le tapis, en partenariat avec l’atelier Marie Cuttoli ; le métal et le béton grâce à ses rencontres avec Lionel Prejger et Carl Nesjar.􀁍􀁆􀀁􀁎􀃏􀁕􀁂􀁍􀀁􀁆􀁕􀀁􀁍􀁆􀀁􀁃􀃏􀁕􀁐􀁏􀀁􀁈􀁓􀃉􀁄􀁆􀀁􀃋􀀁􀁔􀁆􀁔􀀁􀁓􀁆􀁏􀁄􀁐􀁏􀁕􀁓􀁆􀁔􀀁􀁂􀁗􀁆􀁄􀀁􀀭􀁊􀁐􀁏􀁆􀁍􀀁􀀱􀁓􀁆􀁋􀁈􀁆􀁓􀀁􀁆􀁕􀀁􀀤􀁂􀁓􀁍􀀁􀀯􀁆􀁔􀁋􀁂􀁓􀀏􀀁 Avec Picasso, toute matière et tout objet est source d’inspiration, ancrés dans le rêve « l’art dans tout ». 

Karine Chevrier, professeur d’arts appliqués.

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